Protection de la rivière des Mille-Îles

Centrale de traitement des eaux usées de Boisbriand

Dernière mise à jour de cette page: 26 avril 2011

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Les premières interventions d’Enviro Mille-Iles dans ce dossier remontent à l’été 2001 alors que Donald Brouillette journaliste de l’hebdo régional Le Courrier, faisait état du peu d’amélioration de la qualité de l’eau de la Rivière des Mille-Iles, et ce, malgré les sommes considérables investies pour le traitement des eaux usées s’y déversant. Le journaliste citait un scientifique du ministère de l’Environnement qui expliquait que le mauvais fonctionnement de l’usine d’épuration de Boisbriand est en partie responsable de l'état de la situation.

Face à une plainte officielle déposée auprès du ministère de l’Environnement et aux réactions de citoyenNEs habitant près de l’infrastructure en question, les éluEs de Boisbriand promettent alors de régler le problème durant les mois suivants. Plusieurs tentatives demeureront infructueuses.

Au printemps 2003, les problématiques d’odeurs et de pollution de la rivière se poursuivent. Les citoyens demeurant à proximité de l’usine demandent une rencontre avec les éluEs de la ville. Une étude sur la provenance des odeurs de l’usine qui devait être commandée en 2001 ne l’a jamais été… Enviro Mille-Île dépose une seconde plainte auprès du Ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs (MDDEP). Au printemps 2003, les problématiques d’odeurs et de pollution de la rivière se poursuivent. Les citoyens demeurant à proximité de l’usine demandent une rencontre avec les éluEs de la ville. Une étude sur la provenance des odeurs de l’usine qui devait être commandée en 2001 ne l’a jamais été… Enviro Mille-Îles dépose une seconde plainte auprès du Ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs (MDDEP). On assiste alors à une mobilisation citoyenne qui mène à la naissance d'un nouveau groupe environnemental, « Protection environnement Boisbriand » (PEB).

Les interventions auprès des éluEs se poursuivent, mais devant le peu de bonne volonté manifestée par ces dernierREs, l’organisme se voit contraint d’intenter un recours collectif contre la ville. D’autre part, le MDDEP fait des pressions sur la ville en y restreignant la construction, notamment celle du Faubourg Boisbriand. En février 2007, la Cour supérieure du Québec autorise l’audition du recours collectif intenté par PEB. À peu près au même moment, les gouvernements du Canada et du Québec annoncent qu’ils subventionneront le projet de réfection de l’usine au coût de 11,2 M $.

La position de PEB et d’Enviro Mille-Iles restait la construction d’étangs aérés à Boisbriand ou l’envoi des eaux usées vers les étangs aérés de Blainville, car nos deux organismes considéraient que les garanties de performance pour la mise-à niveau de l’usine existante étaient inadéquates pour une infrastructure qui, de plus, est située au coeur d'un quartier résidentiel.

La ville de Boisbriand a néanmoins décidé d’aller de l’avant avec la réfection de l’usine existante. À l’automne 2009, la majorité des travaux sont à toutes fins pratiques terminés. Outre certains dépassements de normes que l’ont peut attribuer au rodage de l’installation, la qualité des rejets s’est beaucoup améliorée. Certains problèmes d’odeurs subsistent.

La proposition suivante résume bien le travail effectué dans ce dossier en 2010. Nous demandons d'assujettir le développement du territoire à la capacité de la rivière des Mille-Îles