Abolition des pesticides dans la MRC

Pesticides chimiques pour le contrôle des vers blancs à Lorraine

Dernière mise-à-jour: 2007

Depuis qu’il est interdit d’utiliser des pesticides sur les terrains privés, on constate que les mauvaises herbes et les ravageurs ont vite fait de s’attaquer à notre pelouse. Désormais laissée à elle-même après toutes ces années de traitements chimiques, la pelouse résiste en effet moins bien aux maladies et aux infestations.

Cependant, il est clair que la santé humaine est plus importante que l’apparence du gazon et qu’il nous faut modifier et adapter nos pratiques culturales si l'on veut préserver notre environnement.

Le problème est qu’en dépit des nouvelles réglementations concernant les pesticides, des municipalités peuvent encore en permettre l’usage suivant certaines restrictions. C’est le cas de la ville de Lorraine qui a proposé, au mois de juin 2006, un amendement au règlement strict sur le contrôle des pesticides qui a été adopté en 2003. Cet ajustement permettait de faciliter la démarche d’obtention d’un permis pour l’utilisation de produits autorisés par le Code de gestion des pesticides du ministère de l’Environnement. L’éco-conseiller de la Ville avait le mandat, après une évaluation sur le terrain, d’émettre les permis pour l’usage du «Merit».

Il s'agit d'un des produits tolérés par le Code de gestion des pesticides pour traiter les cas d’infestations majeures et assurer le contrôle des vers blancs. Il s’agit d’un produit très toxique qui est loin de faire l’unanimité. Des études démontrent en effet qu’il est très persistant dans l’environnement et n’est pas sans danger pour les humains.

Enviro Mille-Îles considére que toutes les municipalités ont le devoir d’encourager de meilleures pratiques et que le recours à de tels produits n’est pas une solution acceptable.

Il existe des solutions de rechange pour jouir d’un environnement plus sain et qui favorisent des méthodes, des pratiques culturales reconnues et des produits naturels offrant des résultats satisfaisants. C’est aux citoyenNEs de les appliquer et aux municipalités de donner l’exemple. Le «Merit» pour lequel la Ville a accordé environ 200 permis au cours de l’été 2006 a aussi été autorisé en 2007. Nous voulons mettre la population en garde contre l’usage d’un tel produit et inciter les municipalités à agir de manière plus responsable pour notre mieux être à tous.